Guérison et Vision de Mme Annie Norton

1917:Témoignage de la guérison de Mme Annie Norton.  

Apocalypse 2:7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

Je me suis profondément coupé le doigt en sciant un os de jambon. J’ai pris la scie pour scier l’os, et je me suis scié un doigt de la main droite.

Mais, le temps que je me déplace de la table à ma cuisinière, ma main était déjà paralysée, ce qui prouvait que la viande était empoisonnée. J’ai perdu toute sensation dans ma main, et celle-ci est restée insensible par la suite.

Huit jours plus tard, un empoisonnement du sang et la gangrène s’étaient déclarés, et j’ai commencé à ressentir des frissons et de la fièvre. Le neuvième jour, je suis allée consulter le Docteur O’Neil. Mon mari m’a dit qu’il pensait que j’avais un empoisonnement du sang. C’est aussi ce que pensait mon épicier.

Quand je suis allée voir le docteur, dans l’après-midi, il a examiné ma main. Quand je lui ai dit depuis combien de temps j’étais comme cela, il me dit que ma main était morte, et ne reprendrait plus jamais sa couleur normale. Il ajouta: « Est-ce que vous vous rendez compte qu’il y a là de la gangrène maintenant? »

Je lui ai répondu: « Non. »

Il me dit: « C’est pire qu’un empoisonnement du sang. Il faut que vous entriez à l’hôpital dès ce soir. »

J’avais la garde de deux bébés, l’un de six mois, et l’autre de onze semaines. Je ne pouvais me servir que d’une seule main pour m’en occuper. Je croyais que l’insensibilité disparaîtrait quand mon doigt serait guéri. Je dis au docteur qu’il m’était impossible d’aller à l’hôpital maintenant. Il me dit: « Alors, si vous ne voulez pas aller à l’hôpital, il faut qu’une infirmière diplômée s’occupe de vous ».

Je lui dis: « D’accord ».

L’infirmière devait soigner ma main toutes les heures, et me faire des compresses chaudes. En fait, elle me fit un pansement à dix heures du soir, et elle alla dormir toute la nuit. Bien entendu, je fus malade toute la nuit, et, le lendemain, ma fièvre était très élevée. Mon mari appela le docteur.

Mais la voiture de mon mari tomba en panne. Il savait que s’il ne se rendait pas à son travail, il perdrait son emploi. Il demanda donc à l’infirmière de rester chez nous jusqu’à midi. Elle accepta. Il pensa qu’elle pouvait m’aider à prendre soin des bébés. Dès que mon mari fut parti, elle voulut me faire promettre de la garder toute la semaine, et de ne pas entrer à l’hôpital. Mais je lui dis que je ne pouvais rien décider avant d’avoir vu le docteur. Alors elle partit.

J’avais 40° de fièvre. Le docteur me dit: « Bébés ou pas, il faut les placer dans un foyer, et vous devez absolument aller à l’hôpital! » Je confiai donc un bébé à ma soeur, et l’autre à une voisine, et je me rendis à l’hôpital.

Le Docteur O’Neil prit conseil auprès de plusieurs autres médecins et me donna un traitement contre l’empoisonnement du sang. Mais, chaque matin, du sang s’écoulait de mon doigt, la blessure était toujours grande ouverte, et la peau était noire tout autour. Le médecin prenait un bistouri et coupait les chairs mortes chaque matin mais, le lendemain, les chairs saines étaient attaquées et noircissaient, et cela me brûlait comme si on m’avait appliqué une flamme. Ils ont continué à couper les chairs de mon doigt, jusqu’à la paume, et ont même gratté l’os. Ils ont fini par m’amputer le doigt.

Six jours plus tard environ, le docteur me dit: « Je vous laisserais bien rentrer chez vous, si… (mots manquants dans le texte de la transcription).

Je lui dis: « Docteur, je ressens toujours cette brûlure intense! » Le huitième jour, ma main devint complètement noire. Cela commençait par une petite tache brune. Une infirmière s’asseyait parfois près de moi pour voir apparaître ces taches. Peu à peu, ces taches devenaient de plus en plus noires. Environ une heure plus tard, un trou apparaissait, comme si j’avais été brûlée jusqu’à l’os. Finalement, toute ma main n’était plus qu’une masse de ces trous noirâtres, et je perdis tous mes ongles.

Ils pensèrent ensuite qu’ils pourraient se débarrasser de cette maladie en m’amputant le bras. Mais, quelques jours plus tard, le mal s’étendit, et des taches commencèrent à apparaître sur ma poitrine, seize en même temps. Elles ne guérissaient jamais. Elles formaient seulement ces trous noirs et secs. Cela me brûlait dans ces trous. Puis, quand les brûlures passaient, cela recommençait dans un autre endroit.

Pendant quatre ans, tout mon corps fut ainsi attaqué. Toutes les fibres de mon épaule gauche étaient rongées. Trois ans après le début de ma maladie, mon bras droit commença à être attaqué. Cela commença par mon épaule, qui devint toute noire. Si on m’avait débité des lambeaux de chair avec un instrument tranchant, cela n’aurait pas été mieux fait!

Puis le mal s’étendit à ma main. Un soir, six taches apparurent en même temps, et vous pouvez encore voir comment les tendons ont été rongés (elle montre sa main). A présent, de la chair nouvelle a repoussé sur tout le dos de ma main. Mais, il y a quinze mois, les os étaient à nu. Entre six heures du soir et dix heures du lendemain matin, les tendons étaient tout rongés, et toute la chair de ma main était tombée.

Je suis restée aveugle pendant quatre mois, presque complètement aveugle, avec mon corps dans ce terrible état. A la fin de ma première année de maladie, ils ne m’ont donné que de la morphine. Bien entendu, je ne pouvais pas dormir. Avant de me mettre à la morphine, ils avaient essayé toutes sortes d’autres anesthésiants. Je ne voulais pas en prendre, mais, au bout de quelque temps, ils ont commencé à m’en donner. Mais ils ne pouvaient pas m’en donner une dose suffisante pour calmer la douleur et me permettre de dormir. Il me semblait que cela ne me faisait rien, mais les médecins m’ont dit que je ne pourrais pas tenir sans la morphine.

Cela continua pendant environ trois ans et demi. Puis je me rendis dans la ville d’Olympia, convaincue par ma soeur, qui voulait que je vienne chez elle. Mais elle ne réalisait pas que j’allais aussi mal. Elle avait deux petits enfants. Comme j’étais dépendante de la morphine, elle eut peur de me prendre dans sa maison. Elle me logea donc dans un petit cabanon. Mon fils venait me visiter, et restait avec moi deux ou trois jours. Mais je réussis à le convaincre d’aller dans un endroit où il pourrait trouver du travail. Mon mari était dans les montagnes, à l’est, il n’avait pas les moyens de m’aider ou de m’envoyer de l’argent, ni de venir me voir. J’avais un peu d’argent pour m’acheter de la morphine, en plus de celle qui m’était envoyée.

Je ne connaissais pas Dieu, et je ne priais donc même pas pour mourir. Il me semblait que tout le monde me repoussait. Tout le monde disait:

« Ce n’est qu’une vieille toxico de la morphine! » Personne ne savait qu’on m’avait amputé un bras, à part mes soeurs.

Je commençai à augmenter les doses de morphine. Je dépensais neuf dollars par mois en morphine dans une pharmacie, en plus des quatre à six cents pilules qui m’étaient envoyées de Spokane tous les quinze jours. J’avais deux aiguilles hypodermiques, et quand l’une était hors d’état, j’utilisais l’autre. Je suis arrivée à Olympia en octobre, et j’ai vécu seule jusqu’au début du mois de décembre, quand ces frères et soeurs m’ont contactée. C’était par l’intermédiaire de mon garçon, quand il était au restaurant… (Une phrase manque ici).

Il leur a dit: « Elle est vraiment très malade. On lui a amputé un bras, et les docteurs veulent lui amputer l’autre ». Sa mère vint me voir et me demanda si j’avais les moyens de vivre. Je lui ai dit que nous avions tout ce qu’il nous fallait. J’avais encore beaucoup d’orgueil.

Elle me dit:

« Est-ce que vous savez si vous êtes sauvée? »

Je lui ai répondu: « Oui », mais je savais que je n’étais pas sauvée. Je savais que je n’étais pas prête à mourir, mais je ne voulais pas qu’on m’en parle.

Elle est donc allée à son église et a demandé la prière pour moi. Après la réunion du matin, un pasteur, sa femme, cette dame et un autre couple, sont venus pour me parler et prier avec moi. En deux semaines environ, ils sont revenus six fois.

Du premier au vingt-trois décembre, à leur cinquième visite, j’étais au plus mal, pire que jamais auparavant, et il me semblait qu’il n’y avait plus d’espoir. Le docteur vint me visiter ce matin-là. Les médecins ne faisaient plus rien pour moi, ils continuaient simplement à me surveiller. Il me dit: « Madame Norton, Il faut qu’on vous ampute votre second bras. Sinon, vous n’allez pas vivre plus de trente-six heures! »

Mon corps était couvert de taches noires. La mort s’y installait déjà. C’était une belle journée ensoleillée, et je logeais dans une toute petite pièce, mais elle était aussi sombre que s’il y faisait la nuit la plus noire. Il me semblait que la lumière s’éteignait progressivement. Puis j’eus l’impression qu’un grand poids descendait sur moi, comme un gros nuage, et que la vie s’échappait de moi. Ma respiration devint très courte. J’étais certaine que j’étais en train de mourir. Le docteur me dit qu’en amputant mon autre bras, je pourrais vivre encore deux ou trois jours. Mais j’ai refusé.

Ces gens, Madame Ellensburg et sa fille, vinrent me visiter. Elles voulaient prier pour moi. Elles avaient déjà prié cinq fois pour moi. Je leur dis: « Cela ne sert à rien de prier pour moi. Je n’ai jamais été aussi mal! »

Puis je reconnus que je n’étais pas sauvée. Elles voulaient savoir si elles pouvaient prier pour que je meure en douceur. Je leur ai dit: « Oui ». Elles s’agenouillèrent près du lit, m’imposèrent les mains, et commencèrent à prier. Je sais qu’elles n’avaient pas prié plus de dix minutes, quand j’entendis une voix me dire: « Si je guéris ton corps, et si je pardonne tes péchés, acceptes-tu d’aller partout, et de tout faire pour Moi? »

Je savais que c’était la voix de Jésus. Je Lui dis: « Oui, Seigneur, je le veux, si Tu veux bien m’enlever cette douleur! »

VISION DE JESUS

Jacques 1:12 Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.

Alors, Jésus m’apparut, et je Le vis tout aussi clairement que je vous vois ici. Il Se tint d’abord au pied de mon lit, puis Il fit le tour du lit, et me prit la main droite. Il étendit Sa main droite et toucha le bout de mes doigts. Aussitôt, toutes mes douleurs cessèrent immédiatement, et je sentis une chaleur glorieuse parcourir tout mon corps.

Depuis cet instant, je n’ai plus jamais souffert une seconde, ni éprouvé cette sensation de brûlure. Je me levai aussitôt, et je me mis à arpenter la chambre en louant Dieu pour ce qu’Il avait fait. Cela faisait quatre jours que je n’avais absolument rien mangé, mais il me semblait que j’avais regagné toutes mes forces. Je n’avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie! Alors les gens ont commencé à dire que j’étais devenue folle!

Il était environ trois heures trente de l’après-midi. Une heure plus tard environ, je m’étais calmée et habillée. Auparavant, je ne m’occupais jamais de mes vêtements. Ces deux soeurs ne pouvaient pas attendre l’heure de la prochaine réunion pour donner la bonne nouvelle, aussi sont-elles parties téléphoner.

A leur retour, j’étais en train de manger. Elle se préparèrent à partir pour aller à la réunion, mais je leur dis: « Je vous accompagne! Attendez-moi, je mets mon manteau et mon foulard! » Je marchai dans la neige jusqu’à l’église, quelques centaines de mètres plus loin. Ce jour-là, je fus la première à me lever pour raconter ce que le Seigneur avait fait pour moi. Non seulement Il avait guéri mon corps et pardonné mes péchés, mais Il m’avait aussi délivrée de ma dépendance à la morphine. Je devais dépenser neuf dollars par mois pour en acheter, en plus des quatre à six cents pilules que je recevais tous les quinze jours. J’avais encore pris de la morphine à deux heures de l’après-midi, ce jour-là, mais, après ma guérison, je n’ai plus jamais avalé une dose de morphine, et je n’en ai plus éprouvé le besoin. J’ai jeté deux cents pilules de morphine et deux cents seringues hypodermiques. Mais je ne les ai pas jetées tout de suite, car je voulais d’abord les revendre.

Le Seigneur me montra toutes les petites choses que j’avais pu faire tout au long de ma vie, depuis l’âge de onze ans, dans les moindres détails: danser, jouer aux cartes, boire de la bière… Puis Il me montra que je devais brûler ces pilules et ces seringues. Aussi, un matin, quand ces trois soeurs sont venues, je leur ai dit: « Je ne crois pas que je vais venir ». Je ressentais un grand poids. Elles insistèrent pour que je vienne, alors j’ai fini par leur dire: « Il faut absolument que je brûle ces pilules et ces seringues ». Alors je l’ai fait.

Je n’avais pas fini de traverser la pièce que je suis tombée à terre, et je restai terrassée sous la puissance de l’Esprit pendant une heure et demie. Jésus me visita à nouveau. Il me montra le Ciel, la demeure qui m’attendait, et ma couronne. Il me revêtit aussi d’une robe blanche. Je voulais rester avec Lui. Mais Il me dit: « Non, il faut que tu retournes encore sur la terre, mais pour un peu de temps. Tu dois aller donner ton témoignage à tout le monde ».

Mes amis, cela vaut vraiment la peine de rechercher le Ciel à tout prix! Si seulement vous aviez vu, comme moi, tout ce que j’ai vu, et si vous connaissiez la réalité du Ciel et de l’Enfer! Je pouvais regarder en bas mon corps physique allongé sur le sol, et il me semblait impossible que je puisse retourner dans ce corps. Il était si froid et glacé! Pendant que j’étais allongée à terre, j’ai parlé en langues, et on m’a dit que je n’ai pas arrêté de donner des messages en langues. Personne ne peut savoir à quel point je suis heureuse depuis ce moment-là! Il ne se passe pas une journée sans que je parle à Jésus.

Depuis que je suis guérie, je n’ai plus jamais souffert comme auparavant, quand je devais manger ou porter des habits.

Pendant ma maladie, mes cheveux étaient devenus complètement blancs. Un an après ma guérison, en janvier dernier, mes cheveux ont commencé à devenir noirs. A part de l’eau et du savon, je n’ai jamais utilisé aucun autre produit. Ils sont devenus noirs en commençant par les extrémités, et en remontant jusqu’aux racines!

N.B.: Ce témoignage a été donné en 1917 dans l’église dirigée par John G. Lake. (Source: « John G. Lake, The Complete Collection Of His Life Teachings », compiled by Roberts Liardon, pages 256-261, Albury Publishing, 1999

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3 Réponses

  1. Quand je pense que parfois je me plains pour un tout petit quelque chose!Je sais qu’il y a dans le monde des personnes qui souffrent terriblement et passent pour des « oubliés »!Mais Dieu se révèle toujours dans sa grande bonté et fait éclater sa gloire toute puissante par des témoignages extraordinaires de guérisons surnaturelles que même la médecine ne peut expliquer!Que dire à notre Dieu devant tant d’amour qu’Il témoigne à tous ceux qui mettent en Lui leur espérance et leur confiance!Et Dieu ne dit-Il pas aussi qu’avec Lui Lui nous ferons des exploits et des prouesses car c’est Lui qui entreprend tout,parce que notre capacité humaine est bien vaine!Son amour et sa puissance sont incroyablement prodigieux!Jamais je ne regretterai d’avoir rencontré quelqu »un d’aussi surprenant que Lui!Ma reconnaissance monte maintenant et pour toujours vers notre Seigneur infiniment bon! A.D.

  2. Certaines personnes ont eu ce privilège d’avoir un avant-goût du ciel!C’est merveilleux!Je pense que notre maison céleste sera encore plus belle que toutes ces descriptions déjà partagées!Notre destinée sera sublime pour tous ceux qui auront rempli le contrat merveilleux offert par Dieu!Il nous suffit de remplir fidèlement ce contrat pendant toute notre vie terrestre et la récompense pour notre peine se trouve au bout du chemin où Jésus nous attend déjà avec notre »diplôme de réussite »!A.D.

  3. Je sais, j’ai vu et confirme que le ciel existe. Cette paix incompréhensible, cette lumière sublime de transparence de diamant, cette sagesse ineffable, cette louange étonnante, le trône de Dieu, Jésus-Christ à sa droite, les anges, la beauté incroyable de ce sanctuaire… Je ne voulais pas revenir…
    Cela, après un accident de voiture, projetée au ciel en un instant en un clin d’œil, pareil, voyant mon être étendue dans ma voiture méconnaissable. Le corps médical s’affairant pour me porter des soins. Le plus étonnant j’entendais tout ce qui se disait… Mais mon jour n »était pas celui là. Je suis revenue et je veux travailler à ramener des âmes dans le Royaume de mon Père Céleste.
    L’enfer aussi existe… C’est un autre témoignage, un jour j’étais malade et l’expérience fût terrible. Je préfère suivre Jésus-Christ et ces contraintes…

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