Les rêveries d’un promeneur solidaire… d’Israël,

Les rêveries d’un promeneur solidaire… d’Israël

par François Celier Pasteur, écrivain

En ce 25 août Cévenol 2012 étouffant, avec en arrière-plan dans mes pensées les bruits et rumeurs de guerre totalitaire que me projetait Internet. Pendant que j’empruntais un sentier grimpant d’une colline toute stridulante du chant des cigales, mon esprit était tourmenté par la proximité des grandes dérélictions humaines qui allaient déferler sur le monde.

Homme de foi judéo-chrétienne, je m’interrogeais sur le sens de l’existence en général et sur la foi qui m’habitait depuis 40 ans. Durant les 33ans d’athéisme qui précédèrent le jour ou « le ciel me tomba sur la tête » (1), j’estimais jusqu’alors que la métaphysique n’était qu’une branche de la sagesse universelle portant sur la recherche des causes et des premiers principes. Depuis des siècles, celle-ci tentait d’expliquer la nature profonde de l’homme, la genèse du monde sur lequel il se meut, l’espace-temps cosmologique qui lui était perceptible et son interaction avec lui-même.

Après avoir expérimenté une longue marche dans plus de cent vingt pays, il m’apparût que ma somme de connaissances accumulée était très incomplète, tributaire qu’elle était des évènements et de l’actualité militaro-politique, scientifique et technologique des quatre décennies écoulées.

Avant de tirer sa révérence au monde actuel, mon ami Manitou (2) m’enseigna qu’il suffisait parfois de quelques mots pour réjouir notre esprit d’une connaissance plus universaliste. C’est ainsi que tout en progressant sur la raideur d’un sentier pierreux, je m’adonnais à quelques rêveries très peu rousseauistes, lui préférant l’amour de Sion qui ne me quittait jamais.

Une pensée flasha mon esprit exprimant l’idée qu’exister dans une foi active consistait à résister à tout ce qui pouvait l’entraver, afin de grandir, ne serait-ce que d’un iota. Le mot qui me guida ce fut celui de Sé’hel שכל et ses déclinaisons. Après l’avoir retourné en tous sens, il me signifia la source de l’intelligence mentale et spirituelle s’appliquant à nos interrogations, à savoir : l’Esprit (au sens spirituel), la raison, le bon sens, une culture élargie, la sagesse de la prudence, la capacité de déjouer les pièges, l’aptitude à rationaliser les options intellectuelles et morales.

Bref, permettant de croître en améliorant une certaine éthique de la vie sociétale. Par exemple, la Déclaration des Droits de l’Homme (et de la femme) relevait à la fois de l’ordre métaphysique et d’une dimension spirituelle, vu que 3000 ans d’intelligence hébraïque ensemencèrent antérieurement les consciences humaines jusqu’à l’avènement de ces mots : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » Quelle splendide synthèse !

Cet Article 19 me parut ce jour-là si remarquable qu’il me sembla que tout être doué de raison ne pourrait y contrevenir ni le falsifier. Mais hélas, il fut bientôt altéré, dénaturé par ceux-là mêmes chargés de l’appliquer à la chose publique et politique.

Sur le plan spirituel, la seconde parole qui me vint à l’esprit était gravée sur une plaquette argentée que je portais à mon cou depuis mon dernier voyage à Jérusalem.

Datant de 2600 ans, c’était la plus ancienne des bénédictions provenant d’un Rouleau trouvé dans la vallée de Hinnon, 300 ans avant les fameuses découvertes de Qumram. Ces lettres signifiaient la bénédiction de Moïse à Aaron et aux fils d’Israël :

« Que l’Eternel te bénisse et te protège ! Que l’Eternel fasse rayonner sa face sur toi et te soit bienveillant ! Que l’Eternel dirige son regard vers toi et t’accorde la paix » (3)

Ses paroles étaient contemporaines du Premier Temple, soit 7 siècles avant Jésus-Christ (Yéchoua. ivwy = nom hébreu de Jésus, qui veut dire « Dieu sauve « , « Yéshoua Hanostéri Woumelekh Hayéhoudim ! ». Pour moi qui étais jusque-là hors la foi, elles nommaient celui qui allait donner tout son sens à ma vie. Dès lors, spiritualité, métaphysique et rationalité se complétèrent dans mon esprit et ma pensée.

Ma toute première visite au Mur occidental de Jérusalem, capitale indivisible d’Israël, me bouleversa par la densité de la présence de l’Eternel. Alors que je priais à voix haute (avec des mots provenant d’une langue ancienne, à mon insu), les yeux noyés de larmes d’adoration, un rabbin s’approcha et me dit en français : Vous dites des choses très belles au Seigneur de la vie… Et, ajouta-t-il, dans notre langue.

Décontenancé, tenant une kippa de carton en équilibre sur ma tête, je répondis : Monsieur, pardonnez-moi, mais j’ignore l’hébreu ou l’araméen ? Et de surcroît, je ne suis pas juif.

L’homme en cafetan noir me répondit : Je vois… mais sachez que votre cœur est circoncis.

Cette parole me demeura énigmatique jusqu’en 2012. En effet, après avoir parcouru le monde comme évangéliste (porteur de la nouvelle du salut en Christ pour ceux qui l’acceptaient), puis conférencier international, je compris qu’il ne s’agissait pas de dépasser mon christianisme itinérant pour en judaïser la foi, mais de vivre celle-ci avec la conviction que c’était la sève des racines juives qui alimentait celle-ci, peut-être depuis cette lointaine prière au Mur occidental d’un cœur circoncis.

Les pensées qui me préoccupèrent ensuite furent celles de l’état du monde actuel, profondément menacé par une troisième idéologie totalitaire, celle d’un islam conquérant et chaque jour plus arrogant de sa puissance. Sa stratégie subtile ou destructrice pèse lourdement sur une civilisation occidentale qui s’étourdit à danser sur son volcan, tout comme sur le monde arabe, bien qu’il en soit l’ordonnateur coranique et la première victime. Depuis 14 siècles.

Depuis son diabolique engendrement (appelons un chat un chat), en parcourant l’histoire de sa trajectoire séculaire, son impressionnante expansion (56 pays à l’heure actuelle), leurs gouvernances gravitaient toujours sur les mêmes schémas anciens : oligarchie familiale (mahométane au premier chef), tribalisme, autocratie militaire, théologie fataliste et enfin, obsession d’établir une théocratie religieuse fondée sur un fantasmatique Califat mondial.

Solidement ancrées sur un socle moyenâgeux, tous les commandements coraniques s’y prêtent : sultanat tyrannique, fascisme et socialisme totalitaires. Aucun recours ni réaménagement possible. Tous proviennent du vortex dévorant de ses premières versions (celles de Médine notamment), jusqu’à l’actuel coran monumental, inamovible et intouchable, procréant d’infantiles et meurtrières fatwas, cruelles mutilations, peines de mort des apostas, privation d’un Paradis-lupanar et certitude d’enfers éternels.

Mandaté par lui-même (là réside son génie), son fondateur Mahomet emprunta sans vergogne au judaïsme et au christianisme tous les éléments permettant de corseter en mailles de fer inextricables ses dogmes religieux et ses Lois d’une Sharia’h barbaresque. Sans doute que ce fatras d’interdits et d’ordonnances aberrantes empêchèrent le monde musulman d’évoluer positivement au cours des âges. Cela entraina les pays conquis par le sabre ou la ruse à leur stagnation par le verrouillage intellectuel de leurs populations asservies (culturellement castrées) à régresser, en dépit d’immenses richesses mal-acquises jadis par razzias, pillages, esclavagisme et, de nos jours, manne pétrolifère, chantage au terrorisme et à la terreur atomique.

De l’enfance au trépas, être conditionné depuis mille et une générations par de puissants mantras (ou sourates) forme la structure mentale d’un endoctrinement récitatif politico-religieux. Outre que le coran constitue un parfait manuel de guerre stratégique, il peut provoquer des schizophrénies à caractère mystique, ou des aliénations paranoïaques meurtrières. Par ailleurs, cela engendre souvent une souffrance morale secrète ou une stressante tension intellectuelle dans l’esprit de ses croyants : Le bien, c’est le mal de l’autre. Le culte de la mort plutôt que celui de la vie.

Notre monde politique et notre gestion de la Cité occidentale reposent sur les colonnes culturelles gréco-romaines et judéo-chrétiennes jusqu’à nos imparfaites démocraties (néanmoins perfectibles). Pour l’entendement musulman, verrouillé depuis si longtemps, bien qu’il bénéficie de nos avancées scientifiques et civilisatrices, elles sont des ennemies à combattre et à supplanter féodalement pour la gloire d’un improbable dieu arbitraire, sous peine d’être mortellement apostasiés ou devenir fous à lier, tels les islamikazes, fidèles observateurs de l’islam pur et dur.

Dans cette approche, métaphysique et spirituelle, nous devons préserver -s’il est encore possible-, nos Droits individuels et notre liberté d’expression contre les assauts islamistes qui veulent les détruire. Les dirigeants de ce qui résiste encore dans la civilisation occidentale (déjà largement colonisée) doivent réaffirmer que nos Droits sont universels, inaliénables et égaux pour quiconque, et déclarer hors-la-loi cette Sharia’h étrangère, radicalement incompatible avec nos valeurs et principes fondamentaux.

Il convient d’avoir instamment à l’esprit que l’Article Premier de la Déclaration des Droits de l’homme du Caire (c’est-à-dire la Sharia’h datant du 5 aôut1990) stipule que Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Allah.

Ce qui est l’exacte antinomie de nos Droits de l’homme (et femmes) de 1948.

Rappelons à nouveau que les valeurs de l’islam sont : le pouvoir tribal, la propriété absolue des femmes (et leur infériorité), l’asservissement des étrangers et l’impérialisme d’un pouvoir musulman en vertu d’un califat-divin, grand maître le monde.

Autrement dit, la capitulation des occidentaux à l’islam signifierait : privation de liberté de conscience, de pensée individuelle, jusqu’au droit d’en rêver (nous pourrions parler dans notre sommeil !) Pour le Moyen-Orient musulman et ses tristes printemps sanglants, la seule feuille de route lui indiquant la direction de son avenir le reconduirait aux sables du 7ème siècle tribal, en s’évertuant d’y entraîner notre molle et veule civilisation moderne, tant convoitée, décriée et abhorrée.

Sous nos yeux incrédules, l’inéluctable menace qui se déploie à proximité de nos frontières est représentée par l’islam politique des Frères Musulmans (Al-Qaeda et le Hamas). En son temps, Winston Churchill avait remarqué la similarité entre les nazis et les forces islamo-fascistes.

Il induisait la nécessité de comprendre les similitudes entre les armées nazies et celles du terrorisme arabo-islamique. Aussi, d’outre tombe continue-t-il de nous exhorter : N’abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n’abandonnez jamais en rien, si ce n’est pour l’honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l’apparente puissance écrasante de l’ennemi.

Quelle heure est-il avant que n’advienne le déclanchement de l’ultime horreur atomique, décrite il y a trois millénaires par le prophète hébreux Zacharie ? A combien de mois, de semaines, de jours sommes-nous avant la conflagration thermonucléaire entre l’Iran et Israël ? (4) Qu’en est-il des déferlantes du grand jihad sur la France, l’Europe, les USA et toute la civilisation occidentale ?

De plus en plus de voix (parfois prophétiques) s’élèvent en clamant qu’il est déjà trop tard. Quand bien même -in extremis- arriverait à l’arraché, un développement diplomatique positif. Trop tard, trop de montagnes de mensonges, de défaut de courage, d’abus de langage en écran de fumé, de falsificateurs politico-journalistiques. Trop de graines de violences semées dans les esprits de nos enfants, trop d’ensemencement de haine répandue dans le monde entier.

Après nombre de tueries provoquant l’exil des juifs d’Orient (mais aussi d’Europe à présent), la stratégie des islamistes consiste à massacrer les chrétiens en Égypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria et autres nations ignorées des médias. Tout en agressant méthodiquement le peuple d’Israël, en s’attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les islamistes veulent abattre le cœur même de la foi judéo-chrétienne qui subsistent ça et là, de la culture, de la civilisation occidentale, de la démocratie, des Droits de l’Homme et du progrès tel que nous l’avons conçu.   Parvenant au faîte de ma colline escarpée, je m’écriais les yeux au ciel et la respiration oppressée : Mais alors, puisque tout semble perdu, que faire, Seigneur Eternel ?   C’est alors que quelque chose de doux comme un murmure me fit tressaillir. Le souvenir mon énigmatique circoncision du cœur me revint à l’esprit. Des paroles simples et claires se précisèrent peu à peu : Revenir à la source de la première église… Restaurer les puits comblés au cours des siècles… Réhabiliter ce qui fut occulté ou dénaturé par des traditions trop humaines.

Par la force mimétique de l’habitude et des traditions religieuses, je prenais conscience que j’étais aussi coupable que la plupart de mes frères chrétiens. Ma confusion fut profonde aussi, ma première contrition fut de reconnaître mon irrespect (inconscient n’étant pas juif) du quatrième commandement. Le shabbat.

A présent, je sais que cette première prise de conscience sera suivie de nombreuses autres…

Dès le 3ème siècle, les autorités religieuses imposèrent à tous leurs fidèles judéo-chrétiens de trancher tous les liens qui les reliaient à la foi juive. Un christianisme ad hoc triomphant se développa ensuite durant 17 siècles, dans toutes les dénominations et les styles de christianisme.

Au fils du temps, les chrétiens oublièrent (ou occultèrent sciemment) de nombreuses injonctions bibliques. Ignorant que le Sabbat était réservé à tout le peuple de Dieu, je compris enfin que ce jour de repos consistait à honorer le Créateur, à nous rappeler sa bonté, à construire notre foi, à illustrer notre salut et l’éternité auprès de Lui et aussi qu’il permettait de libérer sa puissance (comme il le fit jadis) face aux immenses défis que nous allons affronter au XXIème siècle. Es 58-13/14.

Pour avoir l’honneur d’être un fils de Sion et un ami de nos frères juifs, nos aînés dans la foi, que devais-je faire sans avoir à judaïser ? Sans en épouser toute sa rigueur sourcilleuse ? Du temps passa et la paix s’instaura dans mon être intérieur cependant qu’une grande joie m’envahissait à tel point que je me mis à chanter et danser de joie (5)… Là résidait la source de ma foi réajustée : complaire à mon Père Céleste, chaque samedi, avec joie et chants d’allégresse !

En revenant sur terre (…), je sus qu’il était encore temps pour que notre civilisation laïque et judéo-chrétienne se ressaisisse. Dans un article précédent, j’avais énoncé que les dirigeants israéliens souhaitaient une aide politico-militaire américaine, en dépit des félonies de Barak Obama et son cercle étroit de conseillers privés. C’est pourquoi, pour l’amour de Sion, j’ose vous dire, membres de la Knesset, qu’il serait sage d’y renoncer. Adonaï Cebaot n’est-il pas le Tout Puissant Seigneur des batailles lorsque ses fils sont en danger ?

En fait, singulièrement, les seuls qui seraient un réel soutien pour contribuer à la défense d’Israël sont des millions de chrétiens sionistes, cœurs circoncis (à leur insu ?) revêtus de toutes les armes de l’Esprit. Ils seraient même susceptibles de s’engager comme volontaires supplétifs dans l’armée juive de défense de Tsahal… A ces millions de cœur sionistes de par le monde, par cet article peu orthodoxe, je lance un appel au ralliement des consciences judéo-chrétiennes et à une levée de boucliers de la foi. Qu’ils s’apprêtent à se mobiliser un jour prochain, en paroles et en actes, à combattre aux côtés des juifs, enfin reconnus comme frères d’armes et de foi, sous le regard de l’Eternel.

©François Celier

Notes

(1) Titre d’un de mes livres témoignant de ma conversion.

(2) Professeur Léon Askenazi, alias « Manitou », son nom de résistant.

(3) Livre des Nombres 6 :24-26

(4) Quelle étrangeté que ce soit le peuple iranien (Perse) qui symbolise actuellement la grande menace atomique. Juifs et judéo-chrétiens devraient se souvenir et prier en conséquence que « le fondateur de l’Empire Perse le Roi Cyrus le grand, finança le mouvement sioniste de l’époque. Il demanda aux juifs exilés à Babylone de retourner chez eux à Jérusalem en Judée pour y reconstruire le Temple détruit par Nabuchodonosor Roi de Babylone. Personne mieux que les Perses (les iraniens) ne sont mieux placés pour comprendre le lien entre les Juifs et Jérusalem puisqu’ils furent à l’origine du premier mouvement sioniste de l’Histoire il y a plus de 2500 ans ».

(5) Les judéo-chrétiens d’aujourd’hui ne doivent plus ignorer que Jésus est aussi le Seigneur du shabbat. Le chant le plus ancien de la première « église juive » disait ceci :

« Bénis-sois-tu, Seigneur Yeshoua, notre joyeuse lumière, pur éclat du Père Eternel !

Alors que nous nous assemblons au coucher du soleil (de vendredi) et allumons les bougies du soir, nous remercions et louons notre Père, le Fils et le Saint Esprit.

Toi, le Fils de Dieu, Toi, le donateur de la vie, digne es-tu en tous temps d’être loué et adoré par des voix joyeuses ! Sois glorifié par toute la création ! Amen ! »

©François Celier, pasteur, écrivain

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :